Mercredi 8 juillet 2009
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21:34
Et oui, du 27 juin au 3 juillet, c'était la fête du cinéma new generation, car pour fêter ses dix ans, elle s'est payé 4 jours de plus. Et oui, avant, c'était 3 jours dont un férié, et pas de
mercredi pour voir une nouveauté à prix réduit - prix réduit qui a quand même augmenté avec la durée de l'évènement. Donc pour fêter cet évènement dignement, je m'en suis mis plein les yeux.
Samedi, on commence par du grand spectacle, le blockbuster de l'été, Transformers 2. On avait vu le 1 en VO à la maison quelques jours auparavant, donc on a été un peu déçu par la VF (et oui, si on ne veut pas du culturel, on n'a que du VF à Cherbourg). Une interview de l'acteur principal, Shia LaBeouf - ne me demandez pas d'où il tire un nom pareil - annonçait qu'ils avaient frapper encore plus fort, et il y a des moments où j'ai trouvé qu'ils allaient trop loin dans les scènes burlesques et surtout inutiles au scénario - comme la scène où la mère a mangé des gateaux au chit. Et puis les méchants sont vraiment caricaturaux. Mais bon, on va voir ce film pour oublier ces soucis, be entertained, et ça marche - je pense que pour la gente masculine, la présence de Megane Fox aide un peu, que l'on apprécie de voir courir comme Pamela anderson en son temps dans Alerte à Malibu.
Dimanche, comme on désespère de voir quelque chose de bien, mais qu'une séance à 3 euros c'est tentant, on va voir La Nuit au musée 2 oui oui, je sais ce que vous pensez, et d'ailleurs, je n'avais même pas vu le premier, mais je dois avouer que même si c'est clairement pour les enfants, je me suis bien marré. Je suis une gamine dans ma tête, mais je doute que qui que ce soit ne résiste à un bon fou rire devant la scène hard core où un Owen Wilson mini pouce massacre des bouts de chaussures... Ou la scène où son compagnon se perd dans la pelouse de la Maison Blanche et doit faire face à un monstrueux... écureuil...
Lundi et mardi, au désespoir, on n'a rien vu. Mais j'ai regardé dans mon coin Sunshine Cleaning magnifique rayon de soleil à la manière de Little Miss Sunshine sur la famille, l'amour filial, fraternel, les blessures refoulées... Je le conseille vivement.
Mercredi, je découvre avec surprise que Whatever Works passe au cinéma plutôt classé "art et essai", en VO! Comme ça faisait longtemps que je ne m'étais pas payé un Woody Allen, et que tout le monde disait que c'était un retour aux sources pour le réalisateur (j'ai personnellement adoré Meurtres Mystérieux à Manhattan), nous nous sommes donc précipités. C'est un peu bavard, et on voit que les préoccupations de Woody ont changé avec son age avancé. Ce n'est pas très badin, c'est assez dépressif même, avec toutes ces histoires d'amour qui ne marchent pas, et d'autres qui sont un peu... frontalières on va dire... L'homme vieillit et ne croit plus en rien, et , comme le dit Woody lui même, on sait qu'après les mots "The End", rien n'est vraiment fini, et tout ne se finira probablement pas bien. Mais c'est divertissant dans le sens où Woody sait toujours pousser à l'extrème ses observations sur les animaux sociaux que nous sommes. Evidemment, ce n'est pas un fim pour se déconnecter de la réalité, c'est une réflexion.
Jeudi, je prenais le train pour Paris, donc niet, mais Vendredi, j'avais toute la journée pour moi toute seule avant de descendre dans le sud rejoindre mon homme, et j'en ai profité. Avant même que les boutiques n'ouvrent aux Halles, je faisais déjà la queue pour Le Hérisson et Tellement Proches les deux derniers films que j'avais l'intention de voir.
Pour des questions horaires, j'ai commencé par Le Hérisson. La bande annonce m'avait subjuguée, le film m'a laissée bouche bée. Ce film est tout simplement magnifique, les acteurs, le trio Paloma/Renée/Kakuro, tout est parfait, et juste à l'apothéose, la fin vous coupe le souffle et vous laisse en larme. Vraiment, vous connaissez mon opinion sur les enfants ( The truth about kids and dogs ), mais c'est la première fois que je me dis que si jamais j'ai une enfant, je la veux comme Paloma, si brillante, si pétillante, si intuitive - et accessoirement, j'aimerais aussi une maison comme l'appart de Kakuro Ozu...^^
Vraiment, c'était tellement beau, j'étais tellement imprégnée par ces sentiments si magnifiquement portés, que j'ai longuement regardé mon billet pour Tellement Proches, me demandant si j'allais le regarder, de peur de gacher les émotions que je venais de vivre. Mais au final, le deuxième film a profité du premier, j'avais encore une telle sensibilité à fleur de peau que j'ai versé de chaudes larmes sur cette comédie familiale.
C'était marrant, Tellement Proche, surtout que je connaissais l'endroit où l'histoire prenait place. Ces fameux choux, qui ne sont pas loin de la Préfecture et de l'Université de Créteil, me rappellent mon enfance, où je me suis toujours demandé quel esprit pouvait arriver à vendre une idée pareille. J'avais peur de la prestation du gamin, que ça crie dans tous les sens et que ça me donne la nausée à l'idée que je pourrais peut être avoir un fils comme ça un jour. Mais je comprends pourquoi l'un des réalisateurs dit dans son teaser "c'est un film qui vous donnera envie d'avoir des enfants... ou pas". Voir la conversion de Rebecca, le combat quotidien d'Omar pour gagner la reconnaissance de ses patients, c'était très touchant. Et la fin, quand on voit ce que ce garçon agité devient, et qu'il est ce qu'il est en hommage à son père, c'est là que je me suis dit "effectivement, il y a peut être un sens à avoir des enfants"
Mais au final, la plus grande émotion de la semaine reste Le Hérisson, et je tiens absolument à le revoir avec mon amoureux, car il est vraiment magnifique. D'habitude, je suis anti film français, mais là, je dis BRAVO.
Samedi, on commence par du grand spectacle, le blockbuster de l'été, Transformers 2. On avait vu le 1 en VO à la maison quelques jours auparavant, donc on a été un peu déçu par la VF (et oui, si on ne veut pas du culturel, on n'a que du VF à Cherbourg). Une interview de l'acteur principal, Shia LaBeouf - ne me demandez pas d'où il tire un nom pareil - annonçait qu'ils avaient frapper encore plus fort, et il y a des moments où j'ai trouvé qu'ils allaient trop loin dans les scènes burlesques et surtout inutiles au scénario - comme la scène où la mère a mangé des gateaux au chit. Et puis les méchants sont vraiment caricaturaux. Mais bon, on va voir ce film pour oublier ces soucis, be entertained, et ça marche - je pense que pour la gente masculine, la présence de Megane Fox aide un peu, que l'on apprécie de voir courir comme Pamela anderson en son temps dans Alerte à Malibu.
Dimanche, comme on désespère de voir quelque chose de bien, mais qu'une séance à 3 euros c'est tentant, on va voir La Nuit au musée 2 oui oui, je sais ce que vous pensez, et d'ailleurs, je n'avais même pas vu le premier, mais je dois avouer que même si c'est clairement pour les enfants, je me suis bien marré. Je suis une gamine dans ma tête, mais je doute que qui que ce soit ne résiste à un bon fou rire devant la scène hard core où un Owen Wilson mini pouce massacre des bouts de chaussures... Ou la scène où son compagnon se perd dans la pelouse de la Maison Blanche et doit faire face à un monstrueux... écureuil...
Lundi et mardi, au désespoir, on n'a rien vu. Mais j'ai regardé dans mon coin Sunshine Cleaning magnifique rayon de soleil à la manière de Little Miss Sunshine sur la famille, l'amour filial, fraternel, les blessures refoulées... Je le conseille vivement.
Mercredi, je découvre avec surprise que Whatever Works passe au cinéma plutôt classé "art et essai", en VO! Comme ça faisait longtemps que je ne m'étais pas payé un Woody Allen, et que tout le monde disait que c'était un retour aux sources pour le réalisateur (j'ai personnellement adoré Meurtres Mystérieux à Manhattan), nous nous sommes donc précipités. C'est un peu bavard, et on voit que les préoccupations de Woody ont changé avec son age avancé. Ce n'est pas très badin, c'est assez dépressif même, avec toutes ces histoires d'amour qui ne marchent pas, et d'autres qui sont un peu... frontalières on va dire... L'homme vieillit et ne croit plus en rien, et , comme le dit Woody lui même, on sait qu'après les mots "The End", rien n'est vraiment fini, et tout ne se finira probablement pas bien. Mais c'est divertissant dans le sens où Woody sait toujours pousser à l'extrème ses observations sur les animaux sociaux que nous sommes. Evidemment, ce n'est pas un fim pour se déconnecter de la réalité, c'est une réflexion.
Jeudi, je prenais le train pour Paris, donc niet, mais Vendredi, j'avais toute la journée pour moi toute seule avant de descendre dans le sud rejoindre mon homme, et j'en ai profité. Avant même que les boutiques n'ouvrent aux Halles, je faisais déjà la queue pour Le Hérisson et Tellement Proches les deux derniers films que j'avais l'intention de voir.
Pour des questions horaires, j'ai commencé par Le Hérisson. La bande annonce m'avait subjuguée, le film m'a laissée bouche bée. Ce film est tout simplement magnifique, les acteurs, le trio Paloma/Renée/Kakuro, tout est parfait, et juste à l'apothéose, la fin vous coupe le souffle et vous laisse en larme. Vraiment, vous connaissez mon opinion sur les enfants ( The truth about kids and dogs ), mais c'est la première fois que je me dis que si jamais j'ai une enfant, je la veux comme Paloma, si brillante, si pétillante, si intuitive - et accessoirement, j'aimerais aussi une maison comme l'appart de Kakuro Ozu...^^
Vraiment, c'était tellement beau, j'étais tellement imprégnée par ces sentiments si magnifiquement portés, que j'ai longuement regardé mon billet pour Tellement Proches, me demandant si j'allais le regarder, de peur de gacher les émotions que je venais de vivre. Mais au final, le deuxième film a profité du premier, j'avais encore une telle sensibilité à fleur de peau que j'ai versé de chaudes larmes sur cette comédie familiale.
C'était marrant, Tellement Proche, surtout que je connaissais l'endroit où l'histoire prenait place. Ces fameux choux, qui ne sont pas loin de la Préfecture et de l'Université de Créteil, me rappellent mon enfance, où je me suis toujours demandé quel esprit pouvait arriver à vendre une idée pareille. J'avais peur de la prestation du gamin, que ça crie dans tous les sens et que ça me donne la nausée à l'idée que je pourrais peut être avoir un fils comme ça un jour. Mais je comprends pourquoi l'un des réalisateurs dit dans son teaser "c'est un film qui vous donnera envie d'avoir des enfants... ou pas". Voir la conversion de Rebecca, le combat quotidien d'Omar pour gagner la reconnaissance de ses patients, c'était très touchant. Et la fin, quand on voit ce que ce garçon agité devient, et qu'il est ce qu'il est en hommage à son père, c'est là que je me suis dit "effectivement, il y a peut être un sens à avoir des enfants"
Mais au final, la plus grande émotion de la semaine reste Le Hérisson, et je tiens absolument à le revoir avec mon amoureux, car il est vraiment magnifique. D'habitude, je suis anti film français, mais là, je dis BRAVO.