Mardi 29 septembre 2009 2 29 /09 /Sep /2009 21:48
J'imagine que tout le monde ici connait la nouvelle. En allant chercher un prix récompensant l'ensemble de sa carrière à Zurich, Polanski s'est fait arrêté et est à présent maintenu en Suisse.
Evidemment, tolle général du 7e "art" français. C'est vrai, c'est une honte d'arrêter un homme si brillant, surtout pour un délit si petit : le viol d'une mineure...
Okay, ça date de 77, ça fait plus de 30 ans, et la victime n'est plus si mineure que ça. Et alors? Elle n'a pas le droit de voir son agresseur payer, ne serait-ce que passer devant la justice américaine, pour prouver son innocence ou sa culpabilité, c'est égal...
Qu'est ce que ça nous apprend : qu'un homme agressant sexuellement une jeune fille peut marcher libre et en toute impunité parce qu'il est connu? Parce qu'il fait des films qui réhaussent la cote du 7e "art" français? Le bonhomme ne s'est même jamais présenté devant les juges américains, ne s'est jamais confronté à la plainte de cette mineure!!
Qu'est ce que ça nous apprend d'autre? Que c'est un peu exagéré après trente ans de continuer à poursuivre quelqu'un pour un viol. Après tout, c'est vrai ça, de l'eau a coulé sous les ponts, cette pauvre femme ne devrait pas continuer à se plaindre, si ça se trouve, elle est même très heureuse à l'heure qu'il est. Alors pourquoi emmerder un "grand" cinéaste comme Polanski (naturalisé français en 1976, FYI)? C'est bien les américains, ça, franchement, emmerder les stars, on dirait que c'est leur hobby... Mais quand c'est des concitoyens, bizarrement, ça ne soulève pas tout le parterre des "stars" françaises, qui, il faut bien le dire, sont ras-les pâquerettes...
Bref, ce pauvre Polanski a dû croire qu'il y avait prescription sur l'agression d'une mineure, et c'est pour cela qu'il ne s'est pas méfié en allant chez les Suisses qui étaient sûrs de ne pas le laisser tranquille. Ils se prennent pour qui les Suisses, aussi, il sont vachement libertaires avec les impôts, mais un cinéaste commet un petit viol de rien du tout, et ils participent à son arrestation? C'est impensable!

Bref, je suis outrée qu'on fasse tout un foin pour l'arrestation d'un cinéaste qui était déjà interdit de séjour aux Etats Unis, vous pouvez pas le laisser tranquille un peu? C'est pas suffisant comme punition??
Et surtout, et là je suis sérieuse, qu'il passe devant un tribunal, et qu'on en finisse avec cette histoire. Un homme public qui viole et n'a pas les couilles pour assumer la justice, pour moi, c'est pas un artiste.

Don't do the crime, if you can't do the time!!
Par Jades - Publié dans : divers sérieux
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Dimanche 9 août 2009 7 09 /08 /Août /2009 22:02

12/07 : Hong Kong
Arrivés vers 7h20, et après les formalités et le rassemblement du groupe, nous prenons enfin le bus en direction de Hong Kong. Où qu'on regarde, de l'aéroport jusqu'au centre-ville, des immeubles longilignes et élancés cotoient allègrement la nature. Il y a de plus la pauvreté qui cotoie beaucoup moins allègrement mais de beaucoup plus près la richesse. Après être entrés sur l'ile principale à l'aide de l'ancien plus long double pont suspendu du monde, nous nous dirigeons directement vers le Victoria Peak pour admirer la forêt métallique à nos pieds et où nous ne restons qu'une demi-heure, avant de repartir de plus belle vers Repulse Bay, le quartier chic et européen de Hong Kong, et qui tient son nom du fait que c'était le lieu d'où l'on repoussait les pirates (nous passons en y allant devant la maison de Jackie Chan, une petite merveille). Là je me dis que la nature est finalement bien docile de supporter des humains comme nous, et qu'où qu'on soit, la mer restera toujours la mer, avec ses plages où des enfants de n'importe quelle région balnéaire s'amuseront toujours de la même façon.
Après avoir caressé la mer, comme le dit notre guide, nous repartons bien vite vers une jewellery factory où un homme nous explique brièvement comment ils travaillent, avant de nous guider vers une immense boutique de bijoux hors de prix (mais le jade est magnifique).
Ensuite, nous allons au Jumbo Restaurant, apparemment site d'un James Bond, où nous faisons le tour des House Boats, et enfin nous allons au restaurant. Il y a beaucoup de porc, mais le reste est à la hauteur de mes attentes culinaires chinoises.
Après nous avoir débarqué à l'hôtel (très bien et hyper bien situé), nous avons un moment de libre, avant le RV diner à 18h15. Stéphane me force avec raison à ne pas faire de sieste, et nous partons à la découverte du quartier. Nous sommes d'abord témoin d'une manifestation musicale de grande ampleur dans la rue principale, un défilé d'orchestre de plusieurs sortes. Puis nous rentrons dans un parc, où nous accueillent des flamands roses, et plus loin, une manifestation de kung fu avec un dragon dansant. En sortant, nous arrivons sur une des grandes avenues marchandes de Kowloon. Les petites boutiques - un peu comme des épiceries hi-tech - jouxtent les Department Stores, et nous nous faisons alpaguer toutes les 5 minutes pour des "good watch" (sic), "Rolex", ou des "good shirts" et autres "good quality taylor". Les guides ont raison de parler de Hong Kong comme d'un "gigantic mall", mais quand nous arrivons sur le front de mer, c'est en fait bien plus que cela. Les colonnes d'inspirations différentes forment un espace finalement très harmonieux, et les antennes des gratte-ciels rivalisent de hauteur.
Nous rentrons à l'hôtel par Canton Road, et c'est un autre style de "mall" qui se présente à nous : Chanel, DG, Emporio, Prada, LV, j'en passe et des meilleurs. Niveau luxe, on s'en met plein la vue, et l'on voit rentrer dans ces boutiques superbes les femmes de loisir que nous rêvons toutes de devenir, au fond de nous.
Arrivés à l'hôtel, nous repartons pratiquement aussitôt pour le resto, une autre salle kitschissime aux lustres brillants de mille feux, accueillant sûrement très bientôt un autre mariage, et où nous nous en mettons plein la panse.
Peu après, la fatigue commence sérieusement à se faire sentir, mais nous sortons quand même près du quaoi d'embarquement pour faire des photos de Hong Kong by Night. C'est vraiment un tout autre univers. De jour, ce sont les architectures qui rivalisent de recherche, de nuit, ces mêmes architectures sont animées par des éclairages changeant se reflétant sur la baie. Magique. Malheureusement, complètement décalqués, nous rentrons assez vite pour nous écrouler sur nos lits.


13/07 Hong Kong -> Gangzhou
Nous avons la matinée de libre, et nous en profitons pour faire une petite grasse matinée, avant de repartir dans les rues commenrçantes afin de dépenser le reste de nos 800 HK$ qui nous restait, et qui en Chine ne nous serviraient plus à rien. Après ces emplettes, et avoir bouclé les valises, nous descendons pour manger, avant d'embarquer sur le bateau qui va nous mener en Chine même.
Après un voyage tranquille, nous prenons le bus pour Canton, un peu plus loin dans les terres, et tout de suite, ma première impression correspond tout à fait à ma vision de la Chine typique. Beaucoup de vélos (ou tricycles améliorés en poids lourds ^^), des chapeaux pointus en paille. Je vois aussi ces mêmes chapeaux de paille sous le casque de chantier (J'en vois beaucoup, car, comme on le verra dans la suite du voyage, tout est chantier en Chine). Arrivés au sein même de Gangzhou, nous nous dirigeons tout d'abord vers le "marché libre", vendant les remèdes ancestraux de la médecine chinoise (scorpions, chatons, tortues, serpents, fourmis, penis de cerf...), que des réjouissances, tout ça dans une odeur qui rend malade, ce qui tombe plutôt bien!
Ensuite, nous visitons la concession franco-britannique. Notre guide local nous explique que la guerre de l'opium était dû aux anglais qui vendaient cette drogue en vantant ses mérites sur la longévité. Connaissant l'amour des Chinois pour ce mot, et voyant l'état de son peuple complètement drogué, l'Empereur décida de faire la guerre. Mais malgré toutes les avancées chinoises, les anglais eurent l'avantage et gagnèrent cette concession, dans une des villes les plus riches de l'époque. Voyant ça, les Français ont voulu aussi faire la guerre, et y ont gagné 1/5 de la concession britannique. Cette histoire est plus intéressante que la concession elle même qui, très élégante et occidentale, n'a pas grand chose à nous offrir.
Enfin, nous nous dirigeonsvers le restaurant, à l'entrée duquel trônent serpents, crapauds et autres mets délicats. Gangzhou n'est pas la capitale gastronomique pour rien! Mais heureusement, nous sommes épargnés et nous goûtons un dîner standard.
La nuit venue, je refuse de sortir, car cette ville n'a rien d'attrayant, nous optons donc pour la piscine en plein air, qui est très agréable, et d'où l'on peut voir les immeubles toujours en construction même à cette heure tardive.
Comme je le disais, il y a énormément de constructions neuves, sensées se finir l'année prochaine pour les Jeux Asiatiques (équivalents des Jeux Olympiques, mais pour l'Asie uniquement), et quand on voit leur rythme de travail, on veut bien croire que tout sera fini en un an! A titre de comparaison, la maison de mes beaux parents a mis plus d'un an à être finie! Pour vous donner une idée, en regardant par la fenêtre de notre chambre les travaux en bas, de la veille au matin, ce qui était encore en terre battue le soir était déjà recouvert de dalles de béton le lendemain! Pas étonnant qu'ils aillent si vite, s'ils travaillent 2 fois plus!

14/07 Arrivée à Guilin et Yangshuo
Nous partons très tôt de Gangzhou pour prendre l'avion pour Guilin, où j'ai la chance d'être près du hblot. Et je ne suis pas déçue, car en arrivant, je vois déjà les pics à terre. A Guilin, après avoir mangé, nous partons à l'ascension d'un de ces ffameux pics. Cela commence tout d'abord par la montée des 350 marches sous le soleil, mais la vue est imprenable en haut, et l'air y est plus frais. En revanche, le promontoire est assez petit, donc il y a vite promiscuité. Puis nous redescendons pour parcourir la grotte des courants d'air, où le vent est assez fort, et qui offre un chemin vers la "Tousand Buddhas Cave.
Ensuite, nous reprenons le bus pour Yangshuo, le coeur des montagnes karstites, à 1h30 de route. Quand on ouvre les yeux (après une petite sieste bien méritée à la fraicheur de la clim), nous sommes en plein dedans : une forêt de pitons rocheux s'offre à nos yeux ébahis. Après avoir déposé les affaires à l'hôtel, les guides nous proposent un parcours en voiturette dans la campagne chinoise, avec ses rizières; ses buffles, ses rivières, et toujours ces pics incroyables. A la fin de la visite, car nous ne sommes jamais laissé à nous même, nous passons quelques temps dans une ferme "typique" (lire "sélectionnée"), spartiate et traditionnelle, où trônent les portraits de Mao et de son premier Ministre (que les spécialistes m'excusent, je n'ai pas retenu son nom...)
Juste après la visite, Stéphane et moi voulons profiter du coucher de soleil en hauteur, nous escaladons donc encore un autre pic, appelé le Pic du Jeune Homme, car il semble faire la cour à une jeune fille représentée par un autre pic. Malheureusement, le soleil se cache juste derrière ce pain de sucre, et comme il commence à faire sombre, que les moustiques se réveillent et que les marches sont irrégulières et glissantes, nous ne nous attardons pas (apparemment, pas suffisamment rapidement pour éviter les piqûres, en tout cas pour moi, car je me fais littéralement bouffer...)
Nous arrivons quand même à l'heure pour le dîner au restaurant, mais toujours dégoulinants à cause de la chaleur et de l'effort, contrairement aux autres qui ont eu le temps de se rafraichir. Là nous attend un festin de roi, avec dégustation de vin d'osmanthus (un pur régal licoreux à souhait), et même des french fries. Evidemment, il y en a eu forcément pour chanter la Marseillaise. Et c'était même pas des Français!
Après le repas, l'agence de tourisme nous a proposé une démonstration de pêche au cormoran, où l'oiseau plonge dans l'eau pour pêcher les poissons, le cou entravé par un collier en ficelle pour éviter qu'il ne les mange. En fait, moi qui m'attendait à des plongeons, comme les aigles, et bien non, pas d'envol spectaculaire, le cormorans ne font que nager - ce ne sont que de gros canards après tout... - et ils ont d'ailleurs les ailes endommagées volontairement par les pêcheurs pour éviter qu'il ne s'envolent et fuient. J'ai pour ma part trouver ça un peu décevant

15/07
Retour vers Guilin et départ vers Xi'an
Nous nous réveillons encore très tôt aujourd'hui, pour être les premiers sur la rivière Li Jiang (Rivière des Perles, il me semble), mais ce réveil matinal vaut vraiment le coup. Nous sommes seuls sur la rivière, seuls quelques chinois du coin y font boire leurs bêtes ou lavent leur linge. En plus, la brume matinale rajoute une touche de mystère à un paysage déjà grandiose. Au retour nous débarquons au village qui avait accueilli la pêche au cormoran de la veille, et je tombe amoureuse d'une estampe, que nous nous empressons d'acheter, après avoir dûment négociés. De 80 le prix initial, nous le demandons à 40, le vendeur semble se saigner en nous demandant 60, et nous l'emportons finalement à 50, soit 5 euros. Venir en Chine te donne tout de suite une autre idée du coût de la vie...
Ensuite, nous retournons au restaurant de la veille, avec un penu plus simple, et sans ces beignets à la banane si bons. Là, nous avons des beignets à la chataigne d'eau douce. C'est typique de la région, mais à part une texture croquante, ça n'a pas vraiment de goût spécifique - et puis c'est sûr que c'est pas avec un beignet qu'on peut apprécier le gout véritable...
Nous retournons enfin à Guilin, pour voir la colline en forme d'éléphant, qui ressemble effectivement à un éléphant trempant sa trompe dans la rivière Li. A côté se trouve l'île des amoureux, avec une sorte de parcours pour les amoureux qui veulent faire des bêtises, et nous y découvrons un spectacle de danse et chant traditionnel. C'est marrant, car à la sortie, on voit une photo d'Etretat comparé à ce site, avec comme titre "Friends from the end of the world are just like neighbors". J'ai trouvé cette phrase intéressante, surtout en Chine.
Enfin, nous repartons vers l'aéroport de Guilin pour aller vers Xi'an, après un petit détour dans une perlerie ("n'oublions pas de faire des affaires" est le credo de la Chine). Rien d'extraordinaire, pas même les prix, seules les robes des mannequins étaient très belles, et une des présentatrices, après nous avoir passé un film promotionnel sur la Perle de Chine, nous a fait la démonstration de l'extraction de la perle. Avec une pince à épiler, elle triture le mollusque pour en sortir ce joli bout de pierre, c'était marrant, et authentique, car elle a ouvert l'huitre devant nous.
Nous embarquons à 19h, donc lorsque nous arrivons aux bus, il est 22h, et nous nous dirigeons directement vers l'hôtel. Même à cette heure ci, il y a du monde dans les rues pour acheter des fringues, et manger des plats de nouilles (la région est basée sur l'agriculture du blé et du mais, donc le plat traditionnel est à base de pâtes). La guide nous dit même qu'ici, un repas sans pâtes n'est pas un vrai repas, comme chez nous un repas sans fromage. Miam, j'en salive d'avance!

16/07
Xi'an puis train de nuit pour Beijing
Nous partons très tôt pour être les premiers sur le site de l'armée en terre cuite, proclamée à une époque, par Chirac, apparemment, 8e merveille du monde, et c'est vrai que c'est une merveille. En soi, ce n'est pas spécialement beau ou harmonieux, esthétiquement parlant, mais tout le travail qu'on imagine derrière ces milliers de soldats tous différents est impressionnant et émouvant. Il y a 3 fosses visitables, et le tombeau impérial n'est pas encore excavé, les Chinois disent en souriant qu'il faut en laisser pour la nouvelle génération, et dans 30 ans il y aura peut être les sous pour faire toutes ces recherches et chantiers archéologiques..
La première fosse, c'est l'infanterie et les chars de chevaux, c'est la plus grande et la plus impressionnante. C'est aussi celle où la surface découverte est la plus grande, mais où paradoxalement ce qui reste à faire est le plus important aussi en terme de surface. Quand on arrive sous le toit de tôle, tous ces visages en terre cuite qui semblent figés, attendant la résurrection possible de leur Empereur pour se lever et marcher vers l'ennemi, ça fait battre le coeur. Pas étonnant que des artistes aient imaginés des scénarii où ils reprennent vie et s'en vont en guerre. On dirait qu'un magic spell les tient emprisonnés dans cette forme minérale, et qu'il peut se dissiper à n'importe quel moment. Vous l'aurez deviné, ce n'est pas facile à décrire comme sensation, mais c'est vraiment impressionnant, il n'y a pas de meilleur mot.
La 2e fosse, de taille moyenne, compte les archers, debout ou à genoux, tous prêts à tirer, et des cavaliers. C'est celle om proportionnellement il reste le plus de choses à découvrir. Grâce aux ultra sons, ils savent à quoi s'attendre, et il s'agit d'un champ de bataille parfaitement maitrisé qui se cache sous la terre sêchée, comme si la position de chacun était réglée comme du papier à musique. Ensuite, la 3e fosse, la plus petite, nous offre une image terriblement réaliste d'un quartier général, dont les murs sont tous les mêtres protégés par un soldat, mais ils n'ont apparemment pas trouvé de généraux à cet endroit, ils sont peut être tous déjà partis sur le champ de bataille de la 2e fosse.
Les trois fosses sont donc très dissemblables, mais tout aussi remarquables, et qu'importe que certains colportent la rumeur que tout cela est faux. Le boulot est immense, et on peut se dire qu'on reviendra dans 30 ans pour voir les autres merveilles qu'il reste à découvrir sous le tumulus impérial. Pour l'anecdote, la famille de paysans qui a découvert ce site voulait creuser un puits, et ils ont d'abord trouvé une tête. Affolés, ils ont cru que le malheur allaient s'abattre sur eux, car ce ne pouvait être qu'un signe de mauvais présage. Ils ont donc voulu en creuser un 2e, mais là, même sort, ils retrouvent les têtes de certains soldats. Ce n'est qu'alors qu'ils ont été voir le chef de leur village, et au fur et la nouvelle s'est colportée à tous les niveaux hierarchiques.
L'après midi, on visite une fabrique/friendship store de jade, où je m'achête les boucles d'oreilles tant attendues. Puis on retourne dans la ville même de Xi'an, où l'on visite la grande Pagode de l'Oie Sauvage. L'origine de ce nom vient de l'histoire d'un jeune moine qui, désespéré de ne pas avoir de sacrifice à offrir à Bouddha, va prier dehors pour savoir que faire. C'est là que l'oiseau de tête d'une file d'oies sauvages tombe raide mort à ses pieds. Apeuré, le jeune moine croit d'abord à un mauvais présage, mais comprend finalement qu'il s'agit du sacrifice tant attendu.
Ensuite, nous visitons la forêt des Stèles, qui est exactement à l'image de son appellation, une forêt d'immenses stèles remplies de calligraphies. Nous pouvons notamment découvrir les anciennes écritures cursives, les pensées de Confucius en 18 Stèles, et aussi, la méthode de reproduction à l'encre de Chine (par tamponnage des stèles pour obtenir des "négatifs") pour faire certains rouleaux souvenirs. Mais seules les stèles les plus récentes s'offrent à cette méthode, les plus anciennes sont bien évidemment préservées, même si sur certaines on voit encore la trace de l'encre, avant qu'on restreigne l'usage de cette méthode. Enfin, nous visiton le quartier Hui (traduire : les musulmans chinois) avec leur souk et surtout la magnifique Mosquée de style Chinois, datant de l'époque des premiers commerçants arabes de la route de la Soie, où l'on se préoccupait à l'époque de préserver l'harmonie. Le minaret est splendide, et seule l'écriture curviligne arabe nous assure que nous ne sommes pas dans un temple. Vraiment superbe, et très zen.
En conclusion, autant la ville ne m'avait pas fait un très bon effet le matin (on aurait dit une ville triste du style de Gangzhou), autant je comprends pourquoi c'était une ancienne capitale. Beaucoup de quartiers sont très jolis, rénovés avec goût et respect pour l'art traditionnel et l'esprit chinois, et ça rend vraiment bien, tout comme les grandes murailles de l'ancienne capitale sont impressionnantes, une telle épaisseur!
Après la mosquée, nous repartons vers la gare pour prendre le train de nuit pour Pékin, en classe couchettes molles, 1ere classe d'un wagon en comportant 4 : couchette molle, couchette dure, siège mou, siège dur, cette dernière classe disparaissant peu à peu. Le train est aussi confortable qu'en France, et pas moins sale. A conseiller à ceux qui veulent gagner du temps sur un voyage au planning très serré, comme nous.

17/07
Premier jour à Beijing...
... Et il pleut des cordes... Après le petit déjeuner, nous ne perdons pas de temps - schedule surchargé oblige - et malgré notre fatigue, le groupe Vénus se dirige tout de suite vers le Temple de Confucius, où les gens du peuple passaient l'avant dernière épreuve pour devenir haut fonctionnaire de l'Empire. N'importe qui pouvait passer cette épreuve et faire de sa famille l'une des noblesses de la Cour. Cela se passait en plusieurs épreuves, de l'épreuve régionale à l'épreuve finale où l'Empereur rencontrait lui même les 3 premiers et leur donnait un sujet d'actualité sur lequel plancher. Le premier devenait haut ministre, le second haut général, et le troisième annobli (me semble-t-il). Dans ce temple, donc, à part les stèles parlant de la philosophie de Confucius, certaines stèles décrivaient la vie des 3 premiers du concours, et notre guide, Alex, nous a raconté que son arrière grand père avait été 3e d'un de ces concours à la fin du siècle dernier. Beaucoup passaient leur vie à essayer de réussir ce concours, car c'était un immense privilège, offert à n'importe qui, même le plus pauvre des paysans.
Ensuite, nous allons au temps des Lhamas, où nous pouvons observer la différence entre le bouddhisme chinois et le bouddhisme tibétain, soit respectivement le petit véhicule (où la prière ne transporte qu'un individu) et le grand véhicule (où on prie pour tout le groupe). Malgré nos appréhensions, Alex nous rapporte les faits tels qu'ils sont, sans jugement d'aucune sorte, nous expliquant que ce temple accueillait les tibétains dans leur voyage en chine, et qu'avant l'exil du dalai lhama, les chefs des deux bouddhismes se rencontraient régulièrement dans une salle de cérémonie, où l'on peut voir les différences infimes entre les deux philosophies dans les détails choisis des symboles.
Après un déjeuner tardif, nous allons à la place Tian' anmen (désolée si le spelling est faux), où nous avons la chance de voir peu de monde, vu le temps qu'il fait. Comme je connais déjà, je ne m'attarde pas, mais en revanche, en revenant vers le bus, notre guide nous fait voir l'Opéra de Beijing, un immense oeuf de verre qui fait coupure entre les bâtiments carrés du communisme et les bâtiments impériaux, mais sa forme ronde ne rompt pas pour autant l'harmonie, c'est avant gardiste, but in a good way.
Après cette visite, nous rentrons à l'hôtel, et nous avons quartier libre jusqu'à 18h. J'en profite pour m'acheter un petit haut chinois, car nous sortons ce soir. En effet, nous allons manger avant d'aller voir un spectacle du théâtre de Beijing. Un peu perturbant au début, vec les voix hauts perchées et les modulations de mélodie, mais au final, les pirouettes extravagantes ont rendu le spectacle intéresssant, nous faisant passer un moment distrayant avec une activité pittoresque où pour une fois, nous restions assis...

18/07
Le tombeau des Ming et la Muraille de Chine
Aujourd'hui, quelle chance, il fait grand beau temps, comme si la pluie avait vidé le ciel de ses nuages. Nous commençons la visite, économie chinoise oblige, par la viste d'un magasin de cloisonnés, où l'on peut voir comment ces vases de métal peint sont fabriqués. Le procédé est très intéressant, et fait à la main, avec des couleurs et des motifs vraiment superbes. Il faut bien s'enthousiasmer de ce qu'on a, de toutes façons, c'est un passage obligé. Ensuite, nous arrivons dans la Vallée des Rois. Nous visitons tout d'abord le principal et le plus grand des Treize Tombeaux des Mings. Je suis désolée, je n'ai pas été très attentive à tout ce que notre guide disait, donc je ne sais plus de quel Roi il s'agissait. Il s'agit surtout ici de découvrir ce qu'a fait l'Empereur Yong Le pour la Chine, et d'admirer l'architecture et les paysages. Cette vallée a été choisie pour son Feng Shui très positif. Une rivière passe au centre, le Vent circule bien (ça fait d'ailleurs du bien dans cette chaleur), et nous sommes entourés de deux collines, l'une en Tigre, prêt à bondir sur sa proie, et l'autre en Dragon ondulant dans le ciel. Nous marchons ensuite une petite demi heure sur le Chemin menant des Tombeaux jusqu'en bas de la Vallée, pour admirer les statues de pierre honorant la sépulture impériale sur son passage. Il y a 4 animaux traditionnels et 3 animaux mythiques, puis des généraux et des hauts fonctionnaires, qui s'inclinent à jamais devant le passage des Empereurs.
Après un déjeuner là encore tardif - nos journées sont vraiment remplies à bloc - nous reprenons encore la route pendant une heure environ pour nous diriger vers la Muraille de Chine. Nous arrivons à peu près vers 15h, et sachant que les téléphériques ferment à 17h30, nous avons donc peu de temps pour découvrir une des 7 merveilles du monde, et cette fois, elle mérite bien son nom. Nous sommes rapidement pris aux tripes devant cette construction humaine impressionnante, s'adaptant aux cimes pentues des montagnes du Nord, et où que l'on regarde, elle est là, attendant patiemment un nouveau type d'envahisseur : les touristes. Les tours de guets sont toujours presque intactes, et nous avons soudain, en 2h30, l'envie de tout voir! Alors que Stéphane court partout pour prendre un maximum de photos, j'admire ce que des hommes d'un autre temps ont été capables de faire (je crois qu'ils étaient 100 000 à travailler dessus, et seuls 10% ont survécu, il me semble). Bref, au milieu de montagnes elles mêmes spectaculaires s'élève ce mur protecteur, et je comprends qu'on puisse dire qu'on devient un vrai homme quand on voit la Muraille - Surtout que le relief intact n'en fait pas une promenade de santé, avec ces pentes à 30% et ces escaliers irréguliers. Je rappelle que Stéphane a couru partout pour prendre des photos, et quand il revient à la fin de la visite, il est complètement épuisé!
Au retour, en bas des téléphériques, il y a bien évidemment beaucoup de vendeurs se concurrençant pour te vendre leur marchandise à des prix défiant toute raison! J'achète donc un magnifique chemin de table, censé être en soie. Le soir, au dîner, on fête les anniversaires de certains d'entre nous. Cet évènement n'aurait sans doute pas sa place dans un carnet de voyage sérieux, mais, mis à part un taux de glycémie qui ne demandait qu'à augmenter, les bougies utilisées étaient très originales. Il suffit d'allumer une mêche pour qu'une fleur de Lotus en plastique ouvre ses pétales et qu'une petite musique passe en boucle "Happy birthday". Adorable.

19/07
Cité interdite - colline de Charbon - Hu tong - Parc Olympique
Après une "légère" grasse matinée, nous visitons enfin la Cité Interdite. Mais, grossière erreur d'organisation - as I thought at that time - c'est dimanche donc blindé de monde. Au lieu de jouer férocement des coudes - et je pèse mes mots - je préfère me concentrer sur les cascades de toits en hauteur, et m'étonne l'exploit d'une telle construction en seulement 15 ans. Depuis les Jeux Olympiques de 2008, la Cité est peu à peu rénovée, et bientôt il sera possible de la visiter à 100% (30% à ce jour). Nous visitons d'abord la partie appelée Cour des Hommes, pour son côté imposant et ses cours immenses. C'était aussi l'endroit où l'Empereur passait le plus de temps, pour gouverner son pays. Puis nous visitons la contre partie, plus intimiste, la Cour des Femmes, toute en détours et petits pavillons discrets. Nous finissons cette longue visite par les jardins du sud, honnêtement pas extraordinaire par rapport à ce qui a frappé nos yeux jusque là aujourd'hui. Mais ce qui m'a semblé le plus intéressant, est l'histoire de l'Impératrice Ci'Xi, femme intelligente et méchante, qui a tout fait pour garder le pouvoir - en toute discrétion - toute sa vie, à coups de poison, complots et assassinats en tout genre. Elle a façonné l'Empire à son bon vouloir jusqu'à sa mort, c'était vraiment impressionnant, personne ne pouvait s'opposer à elle.
A la sortie Sud de la Cité, nous escaladons - gravissons plutôt -  la colline de Charbon, dont le nom est facilement déductible quand on sait qu'il s'agit d'une colline artificielle créée par l'Empereur pour faire des réserves de charbon pour l'hiver, car cette Cité n'était certes pas facile à chauffer... Evidemment, située là où elle l'est, elle offre une vue panoramique imprenable de la Cité dans son intégralité. Dommage que la brume de pollution - Beijing tel que je l'ai connu en 2008, où l'on peut regarder le soleil en face - gâche le spectacle. Détail amusant, à l'horizon, on apercevait l'Opéra de Beijing, le soleil se reflétant sur sa carapace de verre, c'était intriguant à regarder.
Nous enchainons ensuite à pieds - membres qui commencent à fatiguer, je déconseille de faire tout cela en une seule matinée, c'est épuisant - dans le quartier de Hu Tong en pleine rénovation (en gros ils détruisent les vieilles maisons pour en faire de "nouveaux" quartiers traditionnels, à des prix hallucinants!), pour un déjeuner chez l'habitant, que j'ai personnellement trouvé insipide et sans intérêt, même l'explication des raviolis (qui étaient vraiment mauvais) ne m'a pas semblé très intéressante. Après le repas, nous continuons, toujours à pieds - ouch ouch - pour voir de près les Tours de la Cloche et du Tambour. Un dernier petit tour dans le quartier, pour voir des joueurs de Mahjong, puis passage de 20 minutes sur un passage surélevé pour observer le Parc Olympique. J'étais déjà impressionnée en les regardant à la télévision, mais le Nid d'Oiseau et le mètre cube d'eau, sont vraiment des créations originales, qui n'auraient pas pu prendre forme ailleurs que dans cette extravagante capitale qui lie avec beaucoup d'art les époques impériale, communiste, et post-moderne.
Après cette petite escapade, retour à l'hôtel pour se préparer à manger la spécialité pékinoise, je veux bien sûr parler du Canard Laqué à la Pékinoise (ça mérite au moins des Majuscules). Ils nous emmènent dans un des restaurants de la chaine créée par le tout premier spécialiste du canard laqué pékinois, celui qui a inventé cette recette dans les cuisines de la Cité Interdite. C'est donc assez chic, et le spectacle est au rendez vous, surtout dans nos bouches! C'est un REGAL!

20/07
Palais d'été - Temple du Ciel - Train pour Suzhou
Après quelques soucis de logistique, nous partons tardivement pour le Palais d'Eté, en lointaine banlieue pékinoise. C'est très beau, harmonieux, comme l'on peut s'y attendre d'un jardin chinois. Evidemment, la présence de Ci'Xi hante ce lieu où elle passait l'été à manigancer et à faire construire des choses plus extravagantes les unes que les autres. L'eau, le vent et les arbres sont omniprésents, et l'architecture s'entremèle à la nature de façon très épurée, très... feng shui. A noter, l'allée couverte la plus longue (du monde?), où chaque colonnade cache des peintures uniques (il y a je crois des milliers de motifs tous différents) ; et, près de cette allée, quand on regarde le lac, on peut apercevoir une forme de dragon qui s'isinue dans le paysage, entre l'île où la construction ressemble à sa tête, et le pont reliant l'île à la terre, dont les arches représentent les ondulations de son corps longiligne. Nous pénétrons dans une cour discrète, à l'abri de la foule des touristes, pour pénétrer dans le restaurant nommé selon l'endroit "où l'on peut entendre le chant du rouge-gorge".
Après le déjeuner, nous retournons vers Beijing, pour une brève visite du Temple du Ciel, que j'avais déjà vu de façon plus approfondie, et ça tombe bien, car c'est juste ce moment là que mon corps se décide de tomber malade, plus précisément, c'est le moment que choisit mon estomac pour déclarer la guerre à ma digestion...
Enfin, après cette journée somme toutes assez courte, nous prenons le train de nuit pour Suzhou, et les hommes du groupe font une partie de poker...

21/07
Suzhou et ses jardins intérieurs
Suzhou est encore très peu connue, mais elle compte quand même 9 patrimoines mondiaux de l'UNESCO. Aujourd'hui, nous en visitons 2, où règnent l'harmonie et la beauté. Où que se tourne le regard, tout n'est véritablement, pour citer Baudelaire, qu'ordre et beauté, luxe, calme et volupté. Nous visitons d'abord le plus petit, le Jardin du Maitre des Filets, appelé comme ça car la pêche est à la fois une activité demandant de la concentration et de la patience, et un symbole de calme et de liberté. En effet, le pécheur n'a pas de hierarchie, sa seule maitresse est la mer. Il est d'ailleurs intéressant qu'une telle métaphore de liberté soit liée au terme "filet"... Pauvres poissons...
Pour donner un exemple d'harmonie, nous entrons dans une pièce où face à nous, sur un buffet, se trouve un miroir et un vase. Le miroir se dit Ching, et le vase Ping, ensemble, ChingPing, signifie sérénité, tranquilité. Et dès que nous entrons dans le jardin intérieur, en faisant le tour de l'étang, chaque pas découvre une nouvelle merveille de paysage.
Ensuite, nous visitons le Jardin de l'humble administrateur, le plus grand, qui ressemble plus à un parc qu'à un jardin privé, avec ses détours sinueux, ses canaux, ses reliefs et ses pavillons. Tous ses plans d'eau sont remplis de lotus, et le guide nous explique l'allégorie. Le jardin appartenant à un fonctionnaire, le propriétaire a voulu symboliser sa fonction, tel un lotus qui reste beau et pur même dans une eau sale, un administrateur se doit de garder un coeur pur dans un environnement corrompu.
Ensuite, nous partons voir la vieille ville. J'étais un peu sceptique sur le terme "Venise de l'Orient" qui caractérise la ville de Suzhou, une ville ne pouvant ressembler à une autre, surtout entre deux civilisations comment l'Europe et l'Asie., mais en passant un peu de temps dans la vieille ville, je dois admettre que c'est tout aussi pittoresque qu'en Italie, quoique à une moindre échelle et dans un style totalement différent. Les canaux sont sans doute moins nombreux et la voiture a encore la part belle par rapport à la Principauté, mais tout de même, l'alliance de l'eau et de la pierre est tout aussi poétique.
Nous prenons enfin le bus jusqu'au site de l'éclipse, une station balnéaire encore peu habituée aux touristes internationaux, et qui accueille cette année l'un des sites officiels, "homologués", de l'éclipse. Mais, alors qu'il faisait encore beau à Suzhou, cette petite ville au nom bien compliqué nous souhaite la bienvenue avec... un orage... Tout le groupe prie pour que, comme à Beijing, cette pluie nettoie les nuages, mais l'orage dure toute la nuit...

22/07
Jour J de l'éclipse, puis arrivée à Shanghai
Temps pourri ce matin sur Jing Shang Wei, mais au moins la pluie a cessé. Nous partons tôt pour nous installer pour l'observation, mais les nuages nous démoralisent.
Peu de temps après le premier contact, quelques éclaircies nous font apprécier la partialité, mais juste avant la totalité, malgré une incantation payenne dessinée dans le sable par les hommes du groupe, un gros nuage s'invite - normal, vu qu'il commence à faire plus froid. La nuit nous prend donc un peu par surprise, c'est dommage. L'émotion est quand même grande, l'ambiance et les bras de mon homme aidant, mais il nous manque quand même le clou du spectacle : le Soleil Noir. Pour la première éclipse de Stéphane, c'est décevant. Détail qui tue, à peine le jour est-il revenu qu'il commence à pleuvoir des cordes...!
Pendant le repas, évidemment, les conversations vont bon train, et après avoir mangé, nous reprenons le bus pour Shanghai, en commençant la visite, bien sûr, par une fabrique de soie. On nous explique le principe intéressant de l'élevage des vers à soie, du filage de la soie, et même des couettes faites de soie. En plus, les prix sont sympas, alors je craque, évidemment.
*Petit encart fashion : j'ai acheté une jupe marron aux motifs beige, un foulard en soie pour la mère de mon homme, et un pyjama en soie bleue pour lui. J'ai été ravie de constater qu'en Chine, même si apparemment ils n'apprécient guère les strings, ils savent habiller les hommes. Je n'ai jamais vu en France une telle variété de couleurs chez les hommes. Moi qui ne vois jamais que du monochrome dans toutes les boutiques hommes où je vais, il y avait du rouge, du khaki, du bleu, bref, toutes les couleurs élégantes dont on peut rêver... Malheureusement,  on n'en a trouvé aucune qui aille à Sté et qui soit sans défaut... En effet, même si les couleurs restent au rendez vous, la manufacture reste chinoise - même si je n'ai à me plaindre ni de la jupe, ni du châle.
Le soir, notre guide local nous emmène dans un quartier pittoresque en bordure du centre-ville, au calme, dans une art-gallery à la New-yorkaise, avec au dernier étage un café-bar retaurant à l'ambiance décorative façon loft New Yorkais : mur de brique, structures de métal, éclairage à la bougie. C'était très tendance, de mon point de vue, j'ai adoré, et en plus la nourriture était au rendez vous!

23/07
Shanghai
Ce matin, nous commençons par ce qu'on appelle la vieille ville, qui est surtout constitué de bâtiments restaurés de l'époque impériale, au sein duquel se trouve l'écrin de tranquilité appelé le Jardin du Mandarin Yu. Comme à Suzhou, c'est très beau, et encore plus raffiné dans les détails, car après tout, Shanghai était déjà une des villes clés de la Chine à cette époque. Les portes circulaires, les bambous, tout est véritablement zen. Le terme zen est un peu galvaudé, mais ici, on sent vraiment très bien la sérénité que l'on pourrait ressentir s'il n'y avait pas autant de monde.
Ensuite, on a quartier libre dans la vieille ville, et nous partons à la recherche d'outils de calligraphie, mais, comme nous ne sommes pas sûrs de la qualité, nous n'achetons pas et préférons nous installer au McDo...
Nous reprenons peu après le bus le car pour découvrir le Bund, l'ancien quartier central de la ville, à l'époque occupé par les Européens. Ici, on trouve certaines ambassades, mais surtout de vieux immeubles coloniaux juxtaposant des immeubles modernes et haut perchés. Nous ne voyons pas forcément le Bund sur son meilleur jour, parce qu'il est en plein travaux pour la World Expo de l'année prochaine, mais nous pouvons déjà voir en face du Bund le quartier des affaires, avec notamment la caractéristique perle d'Orient, et les gratte-ciels qui l'accompagnent.
Puis nous allons à Nanjin Road, LA rue pietonne commerçante de Shanghai, aux façades animées et aux malls géants. Comme il ne m'intéresse pas de marcher ou de faire du shopping (bien que je regarde quand même les vitrines de fringues, évidemment), je m'installe au
haagen dazs du coin, pour perdre l'heure consacrée à Nanjin Road en me rafraichissant avec une glace bien bourrative.
Malgré ce festin qui me coupe l'appétit, nous nous dirigeons ensuite vers le restaurant du soir, un barbecue mongol, consistant à donner au cuisinier un bol avec plein d'ingrédients (salade, viande, sauce), qu'il met sur une grande plaque chauffée pour faire griller, et qu'il te redonne agilement dans le bol sans en perdre une miette (enfin presque...!). Je n'ai pas faim, mais il eut été dommage de rater ça, je m'en sers donc un bol, avec un peu de tout. Ce n'est pas mauvais du tout!
Enfin, pour dire au revoir à la Chine, et à l'initiative du guide, nous faisons un dernier tout de Shanghai by night. Nous commençons par nous arrêter au pied du Décapsuleur, le building le plus haut de la ville, puis les bords du fleuve pour voir l'illumination des gratte-ciels, et enfin, l'attraction que j'attendais, le Bund Tourist Tunnel, un train lent qui nous fait traverser d'une rive à l'autre sous le fleuve, et qui offre des animations psychédéliques sur l'origine de la Terre, avec une voix off, guttural, bref, très kitsch mais un vrai régal pour les yeux.

Voilà, la Chine c'est fini, mais comme je l'ai dit à mes collègues en rentrant, ce pays m'a offert une vision du monde complètement différente de ce qu'on peut en voir nous les Européens. Ce bulldozer porté par des milliards de personnes avance, avance, avance, sans se préoccuper des dégâts colatéraux, emporté par une philosophie que nous ne pouvons comprendre, héritage d'un des plus fructueux empires du monde et d'un des régimes les plus drastiques au monde. Bien que ce voyage nous ait donnée l'image de la Chine telle que son gouvernement la souhaite, il est facile de se forger sa propre opinion, dans les détails et les méandes de mégalopoles octopussiennes.
Finalement, moi qui n'étais pas motivée par ce pays, j'en sors ravie de l'avoir fait - malgré une éclipse ratée - car j'aime les voyages qui m'apprennent quelque chose du monde, et c'en était un.


Par Jades - Publié dans : voyages, voyages
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Samedi 8 août 2009 6 08 /08 /Août /2009 01:46
Coucou à tous!
Je sais, je n'ai pas été présente ces trois semaines, mais ça n'a pas dû en perturber beaucoup, et en plus j'avais une bonne raison : La Chine.

Et bien le voyage en Chine était génial, ce pays est vraiment impressionnant par l'image contrastée qu'il apporte sur le monde. Vraiment, on n'a pas l'impression d'être sur la même planète en France. On est encore pépère, ancrés dans nos traditions et fiers de nos racines, tandis que le crédo des Chinois c'est "on avance, on avance, on avance". En bref, Hong Kong était gigantesque avec ces forêts d'immeubles longilignes (des tours HLM de 40 étages regroupant 80 000 personnes) et ces buildings records (en hauteur et en luxe). Ensuite, retour à une nature accidentée avec les monts karstites le long de la Rivière des Perles. Puis l'armée des milliers de soldats de terre cuite, à Xi'an. Et Pékin - 18 millions d'habitants, où tous les extrêmes se cotoient (les plus grands sites historiques - surtout la Cité Interdite et la grande Muraille, les quartiers chics et/ou traditionnels, et la pauvreté). Ensuite Suzhou, petite ville de 700 000 habitants rassemblant 9 jardins patrimoines de l'humanité, et enfin Shanghai, capitale économique, où les immeubles coloniaux sont à l'ombre des grattes ciels. Bref, c'était vraiment dépaysant et instructif.
Sinon, et bien l'éclipse, c'était juste entre Suzhou et Shanghai, et, alors que nous n'avions eu que des belles journées depuis notre arrivée, la veille au soir, il commence à pleuvoir à torrents... Le lendemain, jour J, on espère encore malgré les gros nuages gris dans le ciel, on arrive à voir la  partialité, mais juste avant la totalité, les nuages se sont accumulés. Donc pas de soleil noir, mais une nuit profonde de 6 minutes à 9h30 du matin! Personnellement, ça n'a pas gâcher mon voyage plus que ça, même si c'était un peu dommage. Comme je l'ai dit, la Chine m'a laissé une très forte impression, et en plus j'étais avec mon homme, contrairement à l'année dernière.

Sinon, je vous parlais il y a peu de "You think you can dance". Dans ce genre de jeu, comme dans Britain's got Talent - et le cas Susan Boyle - quand on est éliminé peu de temps avant la fin, on a l'impression qu'on a tout raté. Il n'y a qu'à voir la déception de la chanteuse anglaise ou des jeunes danseurs américains pour croire que leur carrière est finie. Alors que s'ils sont arrivés jusque là, c'est qu'ils sont déjà bourrés de talent et que leur avenir est assuré. J'aime à croire que des chasseurs de tête se cachent derrière chaque poste, à noter les noms des gens à aller chercher à la sortie de l'émission éliminatoire, un contrat juteux à la main (mais pas trop juteux, parce que faut pas déconner non plus, ce sont les meilleurs, mais pas les meilleurs des meilleurs).
D'ailleurs, je lisais dernièrement un article de Morandini qui plaidait pour un suivi psychologique à la sortie de ces émissions qui propulsent des inconnus au rang de star. Le désastre Loana est la preuve du bien fondé de sa proposition. Mais en tout cas, moi, j'aimerais bien être là après les éliminatoires, pour pouvoir leur dire : Stop crying! You've comme that far already, you prove yourself that you could do it. It doesn't matter to be the best, you've just proved the world you're one of the happy few.

Et puis, en rentrant du boulot, quelque chose de terrible est arrivé : j'ai vu le video clip de Shewolf de Shakira. What the hell was that?? Elle commence par se retrouver dans une sorte de vaisseau sanguin à taille humaine, après elle danse seule et n'importe comment - sérieusement, c'était vraiment triste à regarder. En parallèle, l'autre vidéo la montre dans une cage en combinaison chair, où elle se contente de nous montrer qu'elle est très "bendy". Bien, et à part être flexible, faire le grand écart, et montrer ton cul, qu'est ce que tu sais faire? C'était obsène de vulgarité. Au moins, dans Whenever, whenever elle se dandinait, mais c'était regardable, là, mes yeux n'ont pas supporté plus de 30 secondes de ce spectacle. Si vous voulez vous marrer un bon coup entre potes, je vous conseille cette vidéo. Avec des filles comme elles, pas étonnant que Madonna n'ait toujours pas passé le flambeau. Et que Britney se rassure, elle au moins elle danse bien. Même si "if U seek Amy" est un peu hard, ça a un sens - enfin, plus ou moins. La vidéo de Shakira, quant à elle, était tout bonnement absurde.
En parlant de Madonna, qui se souvient d'elle quand elle était habillée par Jean Paul Gauthier avec des énormes seins coniques. Ayant fait un des concerts de sa tournée lors de sa période - j'étais jeune - j'en ai un souvenir bien marqué, mais j'ai du mal à associer cette image à la chanteuse de "Frozen" ou à la femme dansant du country en shaps de cuir... Elle a une capacité à se renouveler, c'est pour cela qu'elle ne vieillit pas, c'est tout simplement incroyable... Mais quand va-t-elle s'arrêter?

A part ça, dans un style très différent, j'ai lu "L'élégance du Hérisson". Merveilleux, bien meilleur que le film, même si passer de l'un à l'autre dans ce sens est très intéressant. Pour moi, en général, les adaptations cinématographiques sont souvent décevantes par rapport au livre que j'ai lu avant de voir le film, à part pour Lord of the Rings, et encore. Mon pire souvenir d'adaptation ratée, a été La Neuvième Porte, avec Johnny Depp, adapté du roman "Club Dumas". Tout l'aspect sur Alexandre Dumas est passé à la trappe pour se concentrer sur un film de série B avec des effets stupides.
C'est d'ailleurs bien pour ça que je me suis gardée d'aller voir Da Vinci Code et Angels&Demons, surtout avec Tom Hanks dans le rôle principal. Mais pour en revenir à mon Hérisson, et bien j'ai retrouvé des phrases du film dans le livre dans des contextes légèrement différents, et c'était agréable de retrouver ces phrases marquantes, la plus belle d'entre elles étant "nous pouvons être amis, et même tout ce que nous voulons". Je crois que malgré une adaptation s'anonçant d'elle même comme "libre", le gros atout du film est l'acteur japonais Togo Igawa.
Wow, quel sex appeal cet homme... Et cet accent... Et cet appartement de rêves...
Bien sûr, Josiane Balasko et Garance le Guillermic sont très bonnes aussi, surtout la petite, qui est si douée et si charmante que c'est un délice de la voir vivre devant nous.

Je finirais par un petit paragraphe Fashion spécial Chine. Personnellement, j'adore le style des Chinoises, un peu comme les Japonaises, elles mettent beaucoup de liberté dans leur choix vestimentaire, with frills and such, certaines portant la robe chinoise de la façon la plus naturelle du monde. Mais ce qui m'a impressionné par dessus tout, c'est  qu'elles portent des talons à n'importe quelle occasion : que ce soit pour parcourir les "quelques" km² de la Cité Interdite, ou pour gravir la Grande Muraille de Chine, toujours des talons, des talons, des talons... Moi qui à la fin de la journée n'ai qu'une envie, les enlever, je ne sais pas comment elles font... En contre partie, elles n'ont pas une démarche très gracieuse ni féminine. Je ne sais pas si c'est lié, mais en tout cas, ça m'a bien étonné.

A plus tard pour un carnet de voyage plus complet!
Par Jades - Publié dans : amis de l'art, bonsoir!
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